gribouillages



Il y a de ces éclaircies qui inspirent confiance.
J'entrevois les pleins et les déliés de mes desseins encore indécis.
Je sens le souffle fébrile sur les pages pas tout à fait vierges de l'être que j'écris.
Alors je contemple avec appréhension le sablier du temps, partagé entre le chant envoûtant des possibles et l'éternel recommencement de la suite.

Et puis cette phrase catégorique d'Aragon résonne immanquablement :
Le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard
Lorsque je l'évoque chez la psy, elle me demande "Alors, on ne capitalise pas ?"
Bah au mieux, je crois qu'on gribouille... Difficile donc de se relire.



barbara - il n'y a pas d'amour heureux

4 commentaires:

~ Nicolas ~ | 26/02/2009 10:56

Il y a dans le gribouillage plus de vie, plus de soi que toute oeuvre étudiée de manière académique. L'important c'est l'action quitte à rectifier le cap en cours de route.

titiparis | 28/02/2009 19:53

C'est vrai... mais il est parfois difficile de rectifier le cap quand on est presque arrivé ailleurs avec un réservoir vidé de moitié.

~ Nicolas ~ | 02/03/2009 11:17

Je vous pensais plus à voile qu'au gazoil...

~ Nicolas ~ | 12/04/2009 10:58

Il me semble que ce blog est en jachère. Ma considération pour vous cher Titi, me pousserait presque à vous demandez un Email pour rester en contact... les précèdents furent intéressants.