simple & funky

C'était cool de dîner ensemble. Un moment vraiment agréable parce qu'après tout ce qui s'est passé, je crois qu'on a réussi à exister simplement l'un à côté de l'autre et c'était à la fois juste et bien. Juste bien quoi.
Avec nos défauts d'un vendredi soir et les tensions de la semaine, mais c'était doux. A croire qu'on arrive à ce "lâcher prise" tellement fantasmé qu'après coup(s). Si j'étais un peu philosophe, j'en retirerais un enseignement majeur : "La distance aide à prendre du recul". Bah, j'en prends note et acte...

C'est troublant parce que je me sens un peu "flou" ces derniers temps. J'ai l'impression d'avoir entamé un round d'observation sans chercher à anticiper la suite. Pas de trait à tirer, ni besoin de conclure avant l'heure : "on verra bien ce qu'on en fera" (décidément, je commence vraiment à apprécier cette phrase...) Non pas que je développe un désintérêt systématique pour tout, mais au vu de ma tendance à surinvestir l'affect, je sens bien que les choses me traversent sans que mon cerveau ne bloque. Étrange théorie de la relativité dont j'avais pourtant entendu plus ou moins parler et qui prend forme au moment où je m'y attendais le moins.

A propos et histoire de tester mon état d'esprit zen digne d'un moine bouddhiste, les voisins d'en face ont encore organisé une fête. C'est marrant comme c'est jamais au même étage mais comme ils sont fêtards dans cet immeuble. Tout aussi "marrant" comme la playlist oldschool a toujours l'air la même. Ils doivent tourner avec un seul ipod et depuis le temps, ça devient un peu lassant. Mais il faut avouer que y'a de l'ambiance : des petits cris hystériques, des bruits de gorge, des rires intelligents, des sifflements et, bien évidemment, des claps parfaitement en rythme... Tiens, là c'est le bon vieux "We got the funk". Dans la peau et les baffles... j'avais cru remarquer.

A première vue et depuis ma fenêtre, je suis tenté de les enfermer dans une image de sympathiques trentenaires un poil alcolo-ado-attardés. Bien au contraire, ils ont de la suite dans les idées et du pouvoir d'achat. A croire qu'ils ont acheté tout l'immeuble et qu'ils tournent régulièrement pour varier les plaisirs. Ils savent mettre l'ambiance, fenêtres obligatoirement ouvertes pour la clope, mais je préfère me dire qu'au fond, c'est surtout pour en faire profiter les voisins. Ces gens-là ont des valeurs. et pas qu'en termes d'objets. Je sens bien, même d'ici, qu'ils prônent le partage avant tout et plus particulièrement le partage des connaissances. Impressionnants, ils maîtrisent toutes les paroles par cœur, y compris les couplets ! Et ils aiment ça hurler, en meute et en chœur. Du Jackson 5, du Donna Summer, du Bob Marley, du Daft Punk et surtout du "Et elle m'a mis la fièvre... pendant des heures". Et voilà comme les grands esprits se rencontrent. Exactement ce que j'avais en tête à 3h53. Les moins résistants partent (déjà) et font un boucan de malade en se vautrant sur les vélibs. Mais c'est pas grave. Ils se marrent. Comme quoi, la vie c'est assez simple et funky.


positive force - we got the funk

3 commentaires:

Nicolas Bleusher | 31/10/2008 08:27

Comment quoi ? Pas de commentaire pour un billet aussi bien vu ? Hop ! Voilà qui est rectifié ! :)

~ Nicolas ~ | 02/11/2008 13:46

Je pense qu'il serait de bon ton d'organiser une soirée et d'inviter tes voisins :'-) Tu me diras ce qu'il faut t'apporter ?

titiparis | 02/11/2008 20:33

Nicolas > Merci pour la rectification, ça va mieux !

~nicolas~ > C'est une excellente idée et puisque tu me le proposes si gentiment nous pourrions la faire chez toi. J'ai une super playlist sur mon ipod et plein de bougies anti-tabac ! Ah merde, ce soir là en fait, je pourrai pas ;)