l'indolence de l'age



L'impitoyable vieux con et réactionnaire qui sommeillait (d'un œil) en moi a finalement sévi. L'inquiétude me gagne. Face à ces deux re-belles en herbe, que faire sinon soupirer de dépit et déplorer ces fautes impardonnables de goût comme cette maladroite tentative d'expression graphique. Look tecktonik et tag argenté, mon regard et cette malheureuse camionnette parisienne n'ont pas pu y échapper. La révolte de ces deux minets contestataires me laisse froid. Je ne vois pas... Je cherche pourtant un sens à ces multiples messages post-pubères mais ne trouve pas. Et voilà que je me replonge soudain dans mon adolescence : mon intérêt passé pour le Voguing, mon affection pour les jeans xtra-larges, l'insolence de quelques coupes improbables et l'intransigeance de mes utopies. L'autre côté du miroir est impitoyable. Mais l'apaisement me gagne.
J'avais oublié à quel point tout cela était loin. A quel point cette sensation de distance était justement appréciable. Enfin une réponse à mes angoisses métaphysiques quotidiennes relatives à l'age et la mort. En somme, le seul et réel intérêt dans la vieillesse, c'est de s'éloigner le plus possible de la puberté.

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