travaux pratiques

En bon parisien que je suis, j'ai toujours aimé traîner dans les cafés.
Enfin j'aimais. Maintenant que mes envies frénétiques de clopes m'imposent des visites régulières des trottoirs dans le froid, je n'y prends plus autant de plaisir. J'espère que mes voisins non-fumeurs si. Puisque la récente fermeture de mon 2ème bureau a coïncidé avec la loi anti-tabac, je me dis que c'est forcément un signe : de nouvelles perspectives s'offrent à moi... J'atterris donc dans ce nouveau lieu. Ambiance plutôt sympa, moins familiale et plus intimiste. Je sors machinalement mon paquet en attendant mon élève. C'est aussi un resto. L'heure du dîner arrive et les parfums qui s'échappent des cuisines me mettent l'eau à la bouche. Round d'observation. Je range mon paquet. Phase d'adaptation. Le changement semble (mal)heureusement me contraindre à regarder un certain nombre de choses sous un nouvel angle. La clope, mon travail, les gens, l'amour, le cul, la vie... Alors que toutes ces questions métaphysiques se bousculent dans ma tête au bord de l'implosion, je réalise mon air songeur bête et observe à nouveau autour de moi. Justement en quête de nouveaux "conversation topics" riches et passionnants pour mes cours, mes yeux se posent sur ce tableau au fond de la salle, pourtant sous mon nez depuis dix bonnes minutes. Je crois qu'il y a de quoi faire. Imaginez dans la langue de Shakespeare. Ça promet. Une réponse ? Un signe je vous dis.

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