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psycho sarko




Chambre d'isolement médiatique


...by titiparis

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G.I. Jo










Jo-Wilfried Tsonga, 38ème au classement, vient de réaliser une quinzaine plutôt hallucinate à Melbourne. Les victoires sur Murray, Gasquet puis Nadal en demie (3 sets extraordinaires) étaient impressionnantes par le talent, le mental, les tripes et la maturité dont Tsonga a fait preuve. Le public australien est tombé sous le charme, et moi aussi, scotché devant l'écran... Festival de volleys intersidérales et de services surpuissants ! Un régal pour les amateurs de tennis. Et puis le gars a l'air vraiment sympa.
Au-delà des qualités tennistiques, il y a beaucoup de générosité chez ce joueur. Il prend manifestement du plaisir sur le court et l'exprime avec toute sa spontanéité : « J'ai envie de partager avec tout le monde cette joie, de ne pas en laisser une miette. » J'espère bien grapiller encore quelques miettes dimanche, lors de la finale contre Novak Djokovic (3ème mondial). Le joueur serbe, tout autant pétri de talent, a fait tomber en 3 sets l'Empereur Federer, encore à 2 longueurs du record de Sampras en Grand Chelem. Ça devrait être un très beau combat. Beaucoup de journalistes comparent Jo à Mohamed Ali, mais ce qui est sûr, c'est qu'il y aura bien deux champions sur le ring en finale de cet Open d'Australie 2008.
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sister act

Rien à faire. Je suis toujours un peu suspicieux quand je vois des gens roder autour de mon scooter. A Paris, la méfiance est de rigueur et ça fait bien deux minutes qu'elles bloquent en plein milieu de la rue. En ces temps dangereux de remise en question des valeurs fondamentales de la laïcité, je préfère me tenir prêt à riposter et déjouer leur plan diabolique. La pression monte. Et tel un lynx, je les observe, tapi derrière ce kiosque à journaux. Mais je finis par me rendre à l'évidence. Ces deux racailles en boubou blanc sont paumées et ne sont pas d'ici. Rien à craindre. Les préjugés ont failli avoir raison de mon objectivité. Les voies du seigneur me semblent plus impénétrables que jamais... Et je ne comprends toujours pas le concept d'immigration choisie.
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zoé est arrivée


... sans se presser.

Quelques mois qu'on l'attendait...

Mais bon, on a bien fait.

Bienvenue petite Zoé...
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travaux pratiques

En bon parisien que je suis, j'ai toujours aimé traîner dans les cafés.
Enfin j'aimais. Maintenant que mes envies frénétiques de clopes m'imposent des visites régulières des trottoirs dans le froid, je n'y prends plus autant de plaisir. J'espère que mes voisins non-fumeurs si. Puisque la récente fermeture de mon 2ème bureau a coïncidé avec la loi anti-tabac, je me dis que c'est forcément un signe : de nouvelles perspectives s'offrent à moi... J'atterris donc dans ce nouveau lieu. Ambiance plutôt sympa, moins familiale et plus intimiste. Je sors machinalement mon paquet en attendant mon élève. C'est aussi un resto. L'heure du dîner arrive et les parfums qui s'échappent des cuisines me mettent l'eau à la bouche. Round d'observation. Je range mon paquet. Phase d'adaptation. Le changement semble (mal)heureusement me contraindre à regarder un certain nombre de choses sous un nouvel angle. La clope, mon travail, les gens, l'amour, le cul, la vie... Alors que toutes ces questions métaphysiques se bousculent dans ma tête au bord de l'implosion, je réalise mon air songeur bête et observe à nouveau autour de moi. Justement en quête de nouveaux "conversation topics" riches et passionnants pour mes cours, mes yeux se posent sur ce tableau au fond de la salle, pourtant sous mon nez depuis dix bonnes minutes. Je crois qu'il y a de quoi faire. Imaginez dans la langue de Shakespeare. Ça promet. Une réponse ? Un signe je vous dis.
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nourritures terrestres

La salle d'attente.
De loin ce que je préfère chez la psy.
Ce moment de silence absolu où, livré à moi-même, je me plonge dans des lectures plutôt surprenantes, parfois difficiles mais profondément enrichissantes.
Ce lieu est en quelque sorte un sanctuaire du moi qui me permet de me nourrir et de faire face à une méticuleuse introspection sans concessions.
Ah c'est mon tour... bah, je finirai le Labyrinthe magique la semaine prochaine !
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j'ai cru voir une big barbie


Difficile d'expliquer dans quelles circonstances j'ai pu me retrouver en train de parler à cette énorme Barbie sur Skype.
Mais la sensation était franchement étonnante.
Et non, il n'y a pas eu d'échanges grivois entre Big Barbie et Titi ! Pas de plan cam non plus ! Pffff....
Elle ne pouvait de toutes façons pas dégrafer toute seule sa magnifique robe de cocktail bleu diamant.
Enfin, pas assez souple il parait...
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titi parisiennes

Documentaire particulièrement émouvant rediffusé hier soir (tard) sur Arte : Au fin Moka.

Fernande rend quotidiennement visite à sa vieille copine Georgette, gérante d'un troquet montmartrois dont elle ne veut pas se séparer. Pourtant Georgette a bientôt 89 ans mais elle est encore impressionnante d'hyperactivité derrière son bar en formica. Et c'est sans doute ce qui la maintient en forme. Les deux femmes parlent du temps qui change avec les saisons, du quartier qui change avec les époques et fredonnent des airs de leur jeunesse... Quitte à lever la voix pour couvrir celle de l'autre. Elles se cherchent et se chamaillent comme des gamines.

Alors que Georgette chante "Paris", nettoie la machine à café, monte sur l'escabeau pour faire les vitres et alimente le vieux poele à charbon, Fernande, imperturbable, sirote ses petits verres de blanc. Descendre du Salers et commenter l'actualité est son rituel. Elle prend les choses et les gens avec philosophie : "on est comme on est" et ne manque jamais l'occasion de rigoler "parce que quand on a pas le moral...". Elle n'accepte pas l'idée de la guerre sous prétexte qu'on est pas d'accord : "Monter dans une voiture verte, jamais ! Mais si je devais tuer tous les gens qui aiment le vert !" Puis elle poursuit sa revue de presse avec la même verve...

Fernande évoque ses rêves d'artiste d'autrefois. Des regrets ? Elle ricanne, son papa lui suggérait de faire la vaisselle pour que ça passe... Ses mains usées sortent de son sac à main des photos de la jolie jeune femme qu'elle a été. Elle les a toujours avec elle. Elle déconne, taquine, déplore l'intolérance mais n'est "jamais vulgaire". Georgette elle, bosse. C'est pas que le troquet est bondé mais elle gère tout toute seule. Des gamines, des femmes, des dames... elles sont tout à la fois. Emu, mes yeux se brouillent face au miroir que je me tends si volontiers. Je ne m'imagine pas passer les années comme elles le font. Etre un beau vieux monsieur.

Fernande se trouve toujours belle. Elle l'est, malgré son visage ridé, ses petits yeux voilés, son dos voûté et sa dentition approximative. Faudrait déjà arriver à se rentrer dans la tête que la beauté est parfois ailleurs que dans Photoshop™. Avec toute l'humilité, le discernement et le courage nécessaires pour affronter le temps qui passe. Que je n'arrive pas à trouver. Je me dis que c'est peut-être plus facile quand le sablier est sur le point de verser ses derniers arguments. L'idée qu'il n'y a plus de vie sans beauté m'obsède. A moins que la peur d'accepter le contraire me tétanise. Si le temps passe, les préoccupations aussi probablement... La peur des regrets avant l'heure en produira de toutes façons. Je sens bien qu'elle m'empêche d'être mon présent. Elle me voile. Elle est ma fuite.

Georgette est fatiguée. Fidèle au poste, mais le bar est crevant, les réunions du syndic l'inquiètent et elle ne veut pas céder. Elle marche toujours à fière allure même si les gestes sont moins sûrs, moins vifs. Les mois passent et Georgette est toujours là. Derrière son comptoir. Mais Fernande est morte depuis 3 mois. Son visage s'illumine en repensant à sa fidèle cliente. Et certainement à tant d'autres choses.

Aux dernières nouvelles Georgette est aujourd'hui dans une maison de retraite. Repos bien merité. Pour chacune d'entre elles. L'ordre des choses a un ordre. Ce n'est peut-être pas pour rien.
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fake


Merci à Piel pour son clin d'oeil et ce joli cadeau de Noël !

D'autant qu'il a pu apporter la preuve irréfutable qu'il existe bien des contrefaçons de Titi, lamentablement approximatives et honteusement commercialisées dans les supermarchés.

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