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super pouvoir



5h14

Quel bordel là-dedans.
Plus de somnifères.
Incapable de trouver le sommeil.
C'est plus fort que moi, je n'arrive pas à endiguer ce triturage de cerveau compulsif.
Pas de bonne raison apparente, et pourtant, je cherche...
D'accord je suis spécial.
Mais franchement, à part Sylar, qui convoiterait le pouvoir d'être super prise de tête ?

heroes - serie américaine sur nbc - saison 1 2 3 - episodes - abilities
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angels







me'shell ndegeocello - love song #3

Deux moitiés de sphère. Une solution rarement neutre. Enfin deux et 1/2.
Il doit au moins y avoir du voyeurisme dans cette empathie singulière et troublante. Le véritable spectacle de rue, ce sont ces autres qui passent, éprouvent, puis se défilent. Et sans prévenir, ces échanges peuvent parfois me happer. Jusqu'à me parasiter. Certaines scènes sont d'une telle intensité que chercher à les immortaliser sur une photo volée se transforme aussitôt en une esquisse ratée de ce que je viens d'effleurer. C'est à ce moment là que mon imagination fait le reste. Je divague et brode des fragments de leur quotidien, de leurs échanges et de leur intimité autour de cet instantané. J'apprécie d'autant plus la distance qui nous sépare qu'il y a toujours ces inévitables pointillés communs qui me touchent. Inlassablement, l'heure tourne, et je reviens à moi. À ma révolution.
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two lovers



Dimanche soir.
Le temps est vraiment pourri et je me décide enfin à aller au cinoche tout seul.
C'est con, mais faudrait penser à amortir cette carte UGC. Tout l'art de suivre la société de consommation sans consommer.
Trop de gens à la séance de 20h30. Je décide de quitter l'interminable queue qui mène à la salle 10. En me retournant, je croise le regard étourdissant de Charlotte (Gainsbourg), puis celui d'Yvan (Attal). Il ont l'air plus patients que moi... J'hésite encore, je n'arrive pas à rentrer alors je m'installe au café en attendant la séance suivante.

"Two Lovers" n'est pas un film comme les autres.
A la fois élégant et rugueux, James Gray esquisse les paradoxes qui jalonnent l'existence. Une substance brute à façonner, une matière vivante troublée par ce qui tient et retient. Ce qui étourdit et ce qui anesthésie. Ce qui nourrit et ce qui fait vivre. Entre une image fixe fantasmée et une évasion immobile.
Bouleversant.
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stand by


La gestation suit son cours
Mais je n'en connais pas le terme

Le temps que je digère
Que je panse le contre et le pour

Submergé de doutes pour leurre
Le coup d'arrêt parce qu'à cran

J'oscille et vacille au redoutable carrefour
D'une inévitable conduite de changement
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expo rancinan






Rancinan photographie les photographes :
Peter Lindbergh, Marc Riboud, Réza, Pierre & Gilles, David Lachapelle, Salgado, Araki...

The Photographer : Rancinan
photos, 13 Novembre 2008, Palais de Tokyo

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worried faces



J'avais environ 10 ans la première fois que j'ai entendu ce morceau d'Elton John tiré de l'album Captain Fantastic and the Brown Dirt Cowboy, sorti en 1975, l'année de ma naissance.
L'intro et les premières paroles de la chanson m'avaient fait ressentir un étrange frisson.
Je comprends un peu mieux aujourd'hui ce qui m'a touché ce jour là et, sans doute, m'inquiétait déjà.

And only passing time could kill the boredom we acquired
Running for the losers for a while
But our empty sky was filled with laughter
Just before the flood
Painting worried faces with a smile
(Elton John)



jeff buckley - we all fall in love sometimes
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toute première fois

Quelques réflexions suite à ce que j'ai entendu lors de certaines conversations et lu sur certains blogs.

"Les États-Unis se contrefichent du reste du monde et on entend trop parler de cette élection"
Faut-il rappeler que la politique aux/des États-Unis a de grosses conséquences sur le reste du monde qu'on le déplore ou non. Il faut bien l'avouer : cela n'est pas forcément réciproque et la France ne fait pas vraiment exception. Désolé, au-delà de son fort potentiel médiatique, l'évènement a un fort potentiel historique immédiat et futur.
Les américains se soucient peu du reste du monde. Qu'on le déplore ou non (et je concède aisément que c'est TROP souvent le cas) cela n'est pas non plus réciproque, mais les directions économiques/géopolitiques de ce pays et leurs conséquences sont indiscutables pour tout terrien sensé. Rappelons-le, les orientations de la politique française n'ont pas tout à fait le même impact...

"On s'en fout qu'il soit noir, ça n'en fait pas un bon candidat"
Le fait que Barack Obama est un américain métis n'en fait pas un bon candidat ni un bon futur président. Ce n'est ni l'habit, ni la couleur de peau qui font le moine. Évidemment, seuls ses actes montreront sa vraie couleur... Mais comment ignorer la notion de progrès que cette élection lui permet d'incarner. L'homme est démocrate et la fin du règne républicain (couronné de 8 années Bush) ne peut qu'être salutaire pour tout le Monde. Manifestement, les États-Unis n'éradiqueront pas la ségrégation de leur passé, ni le racisme de leur présent grâce à cette élection. Mais le symbole n'est pas négligeable pour autant. Il faut bien reconnaître que cette (toute) première fois est une défloration en règle : le signe d'une inégalité en moins dans la liste des présidents américains. Il en reste d'autres sur la liste justement...

"Jorg Haider, leader du parti d'extrême droite autrichienne était bien gay"
Soyons clair, une femme président me parait être "en soi" une bonne chose dans un pays où l'inégalité entre les sexes subsiste et où la parité renonce à affleurer le 50/50. Il y a évidemment des conditions à cette théorie et cela exclut notamment le cas d'une femme misogyne. Mais je dois reconnaitre qu'il y a parfois des gays d'extrêmes droite, des juifs antisémites, des noirs en faveur de l'apartheid et, illustration du parfait non-sens pour les plus lents, Christine Boutin au gouvernement.
On ne parle pas de juger les gens à leur couleur de peau mais comment ignorer la couleur du nouveau président américain dans un tel contexte. Rappelons que cette même couleur dans ce pays a longtemps été un "handicap" pour les non-blancs privés de droits civiques fondamentaux jusque dans les années 1960 et a fortiori, de fonction présidentielle. Cette élection fait également suite à la seconde de Bush en 2004 aux dépens de John Kerry, élection qui résultait d'une triche sans nom et d'un comptage de voix tout simplement anti-démocratique.


"On va enfin se concentrer sur la rénovation de la gauche"
Oui, il est même grand temps et j'espère qu'on entend dépasser la dizaine... J'espère par la même occasion que l'ère du Sarkolithique prendra fin dès 2012. Plus tôt ? Si quelqu'un a une idée, je suis preneur...
Mais comment rénover le PS avec un vieux morceau de scotch.
Quels sont les plans de rénovation ? Qui sont les entrepreneurs ? Beaucoup de questions et pas assez de réponses.
Rénover une maison ou une voiture, c'est tentant, mais un taudis ou une épave... la tâche est lourde.
Ça démange quand même ? Bah va falloir penser à raser alors.
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chapeau bas



Ils l'ont fait !
Enfin une bonne nouvelle, les américains ont préféré Barack Obama à John McCain.
La mauvaise, c'est qu'ils ont quand même voté 2 fois de suite pour Georges W. Bush qui a foutu un sacré bordel partout où il est passé. Le grand nettoyage commence officiellement en janvier 2009 mais ça va déjà mieux : Sarah Paulin retourne en Alsaka.

"We are and always will be the United States Of America" (Barack Obama)

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le grand Jo

Il l'a fait !
Jo-Wilfrid Tsonga (23 ans) a frappé très fort en remportant le Masters Series de Paris-Bercy. Victoire sur Nalbandian en 3 sets : 6-4 3-6 6-4, entrée dans le top ten à la 7ème place dès demain et billet pour le Masters de Shangaï qui réunit les 8 meilleurs joueurs de l'année.
Son parcours en 2008 et notamment à Bercy sont éloquents :
Finale de Grand Chelem en Australie (perdue contre Djokovic), 1er titre à Bangkok au mois de septembre (revanche sur Djokovic) et enfin un 1er titre en Masters Series. Jo élimine au passage Stefanek, Djokovic, Roddick, Blake et le tenant du titre, Nalbandian. Le gars a un sacré talent, du cran et un esprit sportif qui font rêver. Tsonga doit sauver 3 balles de break au troisième set alors qu'il sert pour le match à 5-4. Cinq points d'affilée qui lui ouvrent les portes d'un bonheur qu'il partage avec une générosité manifeste, pendant et après le match. A noter le joli le geste du joueur qui a fait don de 100 euros par ace à l'Unicef lors de sa demi-finale contre James Blake. Peu avare, il en signera 12...

Un symbole d'autant plus sympatique que le tournoi a été diffusé par Canal + et que la finale n'a pas été retransmise sur France Télévisions. Ce matin, un petit passage sur les forums du site de France 2 m'a permis de parcourir la multitude de messages d'indignation de téléspectateurs amateurs de tennis. La loi de l'argent en action par le biais de la tv. Rien de très surprenant. Mais je nourris quelques inquiétudes au vu des moyens de la télévision publique qui devraient diminuer dès Janvier 2009. Cela met en relief l'intérêt d'une redevance obligatoire qui permet de regarder notamment Plus belle la vie, Courbet et Derrick... et ça c'est quand même une chance dans une vie parfois laide. Difficile de ne pas se sentir redevable. Toutefois, on peut passer a côté de moments de sport incroyables qui pourraient être de beaux symboles de combativité, de sportivité et de réussite pour les jeunes et les autres qui n'ont pas les moyens de s'abonner à une chaine payante. C'est à dire que la vie est plus belle, mais pas pour tout le monde. Je ne biaise pas par démagogie car si je ne suis pas abonné à Canal, c'est par non-choix. Je l'avais déjà évoqué ici dans ces billets, mais aujourd'hui je suis perplexe. Alors, Roland Garros 2009 en crypté ? Peut-être bien. L'avenir nous le dira mais aujourd'hui, une chose est déjà très claire : "Ensemble, tout est vraiment possible".
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simple & funky

C'était cool de dîner ensemble. Un moment vraiment agréable parce qu'après tout ce qui s'est passé, je crois qu'on a réussi à exister simplement l'un à côté de l'autre et c'était à la fois juste et bien. Juste bien quoi.
Avec nos défauts d'un vendredi soir et les tensions de la semaine, mais c'était doux. A croire qu'on arrive à ce "lâcher prise" tellement fantasmé qu'après coup(s). Si j'étais un peu philosophe, j'en retirerais un enseignement majeur : "La distance aide à prendre du recul". Bah, j'en prends note et acte...

C'est troublant parce que je me sens un peu "flou" ces derniers temps. J'ai l'impression d'avoir entamé un round d'observation sans chercher à anticiper la suite. Pas de trait à tirer, ni besoin de conclure avant l'heure : "on verra bien ce qu'on en fera" (décidément, je commence vraiment à apprécier cette phrase...) Non pas que je développe un désintérêt systématique pour tout, mais au vu de ma tendance à surinvestir l'affect, je sens bien que les choses me traversent sans que mon cerveau ne bloque. Étrange théorie de la relativité dont j'avais pourtant entendu plus ou moins parler et qui prend forme au moment où je m'y attendais le moins.

A propos et histoire de tester mon état d'esprit zen digne d'un moine bouddhiste, les voisins d'en face ont encore organisé une fête. C'est marrant comme c'est jamais au même étage mais comme ils sont fêtards dans cet immeuble. Tout aussi "marrant" comme la playlist oldschool a toujours l'air la même. Ils doivent tourner avec un seul ipod et depuis le temps, ça devient un peu lassant. Mais il faut avouer que y'a de l'ambiance : des petits cris hystériques, des bruits de gorge, des rires intelligents, des sifflements et, bien évidemment, des claps parfaitement en rythme... Tiens, là c'est le bon vieux "We got the funk". Dans la peau et les baffles... j'avais cru remarquer.

A première vue et depuis ma fenêtre, je suis tenté de les enfermer dans une image de sympathiques trentenaires un poil alcolo-ado-attardés. Bien au contraire, ils ont de la suite dans les idées et du pouvoir d'achat. A croire qu'ils ont acheté tout l'immeuble et qu'ils tournent régulièrement pour varier les plaisirs. Ils savent mettre l'ambiance, fenêtres obligatoirement ouvertes pour la clope, mais je préfère me dire qu'au fond, c'est surtout pour en faire profiter les voisins. Ces gens-là ont des valeurs. et pas qu'en termes d'objets. Je sens bien, même d'ici, qu'ils prônent le partage avant tout et plus particulièrement le partage des connaissances. Impressionnants, ils maîtrisent toutes les paroles par cœur, y compris les couplets ! Et ils aiment ça hurler, en meute et en chœur. Du Jackson 5, du Donna Summer, du Bob Marley, du Daft Punk et surtout du "Et elle m'a mis la fièvre... pendant des heures". Et voilà comme les grands esprits se rencontrent. Exactement ce que j'avais en tête à 3h53. Les moins résistants partent (déjà) et font un boucan de malade en se vautrant sur les vélibs. Mais c'est pas grave. Ils se marrent. Comme quoi, la vie c'est assez simple et funky.


positive force - we got the funk
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entre nos mains

Il y a maintenant l'interstice nécessaire

L'implacable manque, symétrique et pair

Le prix du solstice, l'inflexible hiver

Entre nos mains, le temps de se faire.


"Le secret de l'action, c'est de s'y mettre " (Alain)


tori amos - wrapped around your finger
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in vivo


Inconscience ou clairvoyance ?
L'avenir le dira peut-être.
Le nœud du problème à vif, la division cellulaire ne s'est pas opérée sans dommage.
Je poursuis la régénération de mon système mais les messages d'erreur se multiplient.
La restauration des paramètres initiaux s'avère impossible.
Le passage en version 2.0 est donc inéluctable.
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tears & the city

Avertissement : ne pas lire ce post si vous n'avez pas encore vu ce film et que vous tenez vraiment à découvrir l'histoire...

Après réflexion, ce n'était peut-être pas le meilleur moment pour regarder Sex And The City. Je me sais relativement sensible mais là, c'était trop.
En gros, j'ai chialé du début à la fin.
Je peux même énumérer avec précision chaque scène :
Quand Carrie découvre le sublime appart à Manhattan. Quand Carrie essaie sa robe de mariée. Quand Carrie rassure Big la veille du mariage. Quand Carrie fait tomber son portable le jour du mariage. Quand Carrie explose son bouquet sur Big quelques minutes après. Quand Carrie débarque à Mexico (inutile de préciser combien ce passage a été insurmontable), etc...
Certes, j'ai souri à d'autres moments mais je gardais la boite de mouchoirs à proximité parce que je sentais trop le coup venir. Le retour de baton. Non, la comédie romantique sur les relations amoureuses, c'était vraiment pas le moment.
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mouvance



Deuxième jour d'été indien

Un bref et confus sursis

L'ultime atout l'air de rien

A la tombée de l'ennui

Pour donner du sens


thomas dybdahl - a lovestory
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plan de sauvetage



On dirait que le froid s'installe pour de bon.
Déjà l'hiver, après avoir survolé la case été puis sauté la case automne. "Y'a plus de saisons ma ptite dame" me direz-vous... Soit, vous avez raison. Le ciel est de plus en plus bas et sombre. De plus en plus tôt. J'ai l'impression de pénétrer malgré moi dans un long et sombre tunnel, forcément interminable. Et ces considérations climatiques ne m'expliquent pas concrètement pourquoi Paris n'a pas l'air de souffrir du réchauffement climatique à partir de la mi-Août.

En cette rentrée 2008, je vois bien que la crise n'est pas seulement financière, que tout vole en éclat. Un dérèglement sismique planétaire dont les répliques bouleversent ma microscopique vie. Peut-être parce que la réalité du quotidien et certains abus de confiance, comme à la bourse, ont eu raison des spéculations. Ce n'est pas tant la privation ou la perspective de se serrer la ceinture qui me dérange. Je me sais capable de discipline. Mais je suis inquiet. Ce qui nous attend me laisse perplexe. L'envie de fuite me traverse le corps et l'esprit. Je pourrais me laisser tenter et prendre le maquis.
Oui, c'est bien la première fois que j'envisage sérieusement la bouée comme une option salutaire.
Moi aussi, il me faut un plan de sauvetage. Et plutôt rapidement si possible.
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epilogue



Leaving doesn't really feel like going anywhere...


angela mccluskey - don't explain
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m'aime pas mal

En pensant à l'expression "le rideau tombe", je me dis qu'on imagine pas forcément le décor qui s'écroule ensuite sur les protagonistes. Enfin la vérité ?
L'une d'entre elles peut-être.
Lessivés par des répétitions interminables, ils se sont échoués en plein milieu de la scène. Un peu avant le final.
En coulisse, les accessoiristes et autres souffleurs observent le dernier acte de cette tragédie avec bienveillance, évidemment.
Une farce de trop mauvais goût. Chacun le sien.
Je suis plus salé qu'amer. Il faudra bien payer le prix de ma place.
Dans ce dialogue de sourds, quelques répliques ont fusé comme des dagues, transperçant nos oreilles aveugles. Les mots de trop. Injecté de sang, mon cœur n'en croyait pas ses yeux. Une simple erreur de casting ? Je fais le point. Final. Monologue.
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merci



chet baker - someone to watch over me
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volutes



Va falloir choisir... Dans quelques jours, on sabre le Champix® .
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friendship systems


Dernier échange :
La balle est dans son camp.
Je ne suis pas mon coup.
Il me passe.
Match nul.
J'apprends peut-être à perdre.
C'est le seul mal que je lui souhaite.
T'as gagné, mais on ne joue plus mon ami.
La bise ?
Non merci, je vais me mettre à l'abri.
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cruel summer (part II)



holiday in barcelona love parade & gay circuit festival

sam sparro - black & gold (titi in paris mix)
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