4 bah

AR(GHH)


Franchement, quand je vois ce genre de petit papier rose dans ma boîte aux lettres, je vois rouge !
J'imagine déjà la file d'attente et l'agacement contenu ou non des 18 autres personnes face à l'unique guichet ouvert. J'imagine la séance obligatoire de self-control de 45 minutes minimum calée entre deux rendez-vous. J'imagine le vilipendage collectif dans lequel se déversent la frustration et la nervosité des gens. J'imagine aussi cette délicieuse occasion de profiter des hurlements au téléphone portable dont certains vivent mal la greffe, mais il faut bien l'avouer, à la poste, on ne capte pas tout et la réception est assez aléatoire voire franchement mauvaise. Pour le coup, je n'avais pas imaginé que j'étais con à ce point là. Une fois mon tour arrivé, le guichetier m'explique gentiment que ce papier rose me confirme l'envoi de mon propre recommandé... L'accusé plaide évidemment coupable.
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0 bah

be right b(l)ack


Après une petite pause de blog... j'ai eu envie de parler ici d'un bouquin dont la lecture m'a vraiment captivé : Du racisme Français d' Odile Tobner. Une plongée historique dans le regard des blancs sur les noirs (depuis environ quatre siècles) et dans la justification de la colonisation qui l'a accompagné dans notre pays. L'exposé est parfaitement clair et argumenté. Dans une approche relativement pédagogique, l'auteur décrit l'origine et les effets du socle raciste hérité notamment de l'élite intellectuelle française depuis Montaigne. Elle décortique les discours habillés, parfois habiles, qui oscillent entre dénégation, tautologie, paternalisme, racisme assumé et théories arbitraires. Le propos dans ce livre n'est pas d'imposer des réponses figées et simplistes. Madame Tobner pose une lumière crue sur des méchanismes de réflexion erronés mais encrés dans l'inconscient collectif et propose un dialogue apaisé et intelligent entre les individus, une fois n'est pas coutume, d'égal à égal. Soit, la couverture ne fait pas l'unanimité, mais j'ose espérer que le contenu n'aura pas un écho trop minoritaire.

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