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veni, vidi, vodki


Duplex , tard

Pour une fois, il n'y a pas grand monde.
Cela explique sans doute pourquoi j'arrive à apercevoir pour la première fois cet écran au fond du bar.
C'est tentant, l'écran est tactile...
Petite signature et autoportrait pour l'occasion !
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alphabet fridge


Apprendre l'alphabet en jouant c'est amusant.
Tatora a écrit ses premiers mots sur notre frigo et signe la ses toutes premières mémoires.
L'expression écrite est en nette progression, il faudrait néanmoins faire des efforts supplémentaires à l'oral...
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cake


Les actionnaires de ce blog m'ont donné une consigne très claire quant à la ligne éditoriale de mes derniers posts : "trop de vodka nuit à la lecture, merci de faire le nécessaire."
J'ai donc mis plutôt un peu de rhum dans ce cake marbré au chocolat dont Caro (le chef cachalot, sperm whale in english...) m'a livré tous les secrets lundi matin.
Certes, le marbrage a foiré, mais de toute façon "ça se mélange à l'intérieur...".
Au fait, la rubrique déco est en préparation. Il ne faut jamais négliger son côté Cendrine Dominguez.

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back to work


Vincennes, 18h40
C'est la rentrée. Heureusement que je peux m'offrir des petites pauses sur la route. Bon, ce n'est pas non plus la plage mais c'est franchement bien agréable. Pas encore l'heure de l'apéro non plus (non, il n'y a pas une goutte de vodka dans ce gobelet...), mais ces petits moments volés dans des journées parfois bien longues font du bien. Le portable vibre. Fin de la récré.


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back from israel

Notre premier diner à Tel Aviv, sur Ben Gurion/Dizengoff, nous permet de faire la rencontre d'une israélienne très avenante. Le visionnage malencontreux d'une photo osée prise lors d'un jeu stupide (et oubliée) sur le portable de P. ne semble pas la perturber. Bien au contraire, Rotem (prononcer ro-t'aiiiime) nous invite à boire un verre sur sa terrasse et "plus si affinités". Sa longue jupe jusqu'aux mollets qui me paraissait être la garantie d'une fille sage s'avére être transparente. Trop tard pour faire marche arrière. Nous omettons de lui expliquer que nous sommes ensemble, mais Rotem a des antennes et délaisse son approche séductrice au profit d'un mode "pote" lorsqu'elle réalise que nous tenons à notre périmètre de sécurité à chacune de ses tentatives de rapprochement. Ce sera "moins". D'autant plus que Rotem n'aime pas tout le monde... "si j'ai des amis arabes ? Non, j'en ai pas, mais j'en ai croisé à la fac à Jérusalem..."

Je retrouve le lendemain, et avec beaucoup de plaisir, mon ami(t) israélien, psy spécialisé dans les traumatismes post Shoa. On se s'est pas revu depuis des années. Il nous reçoit dans son très bel appart du Bahaus (joli quartier art-déco des années 30) et nous emmène dans une boite gay. La drague israélienne est plutôt directe. J'illustrerai d'ailleurs ce propos à l'aide d'une simple réplique, à l'attention de P. sur la piste de ce drôle de dancing : "You wanna fuck me ?" Mais R.A.S. (rien à secouer), je ne suis pas jaloux pour un shéquel, mais alors pas du tout...

Conscient des risques importants de déshydratation suite à une journée de plage intensive, notre sortie du lendemain soir à l'Evita est généreusement arrosée. Un coma mémorable à la vodka-Red Bull sur lequel je ne m'attarderai point ponctue alors notre première semaine.
Après quelques jours passés à huiler comme il se doit notre routine café - plage - resto - bars (meuh non, on aime pas spécialement faire les grosses larves), nos amis nous rejoignent en Terre Promise et nous finissons par quitter Sin City pour une première expédition vers Nazareth.

Une fois la visite de l'Eglise de la Renonciation de l'Assumation de la Résurrection Post-mortem Anté-béatidudienne de la Sainte Virginité effectuée, nous mettons le cap sur le lac de Tibériade pour une divine baignade. Hormi le jeu du "cul de la baleine", pas de manifestation miraculeuse particulier à signaler.
Retour à la plage du Hilton où, à mon plus grand regret, le miracle de mes tablettes de chocolat n'a pas lieu. On parle beaucoup d'attentats et de terreur, mais les seules bombes que j'ai croisées à Tel Aviv sont bronzées et foutues comme dans le Tétu de notre ami fidèle lecteur. Sentant le danger omniprésent de la terrible malédiction du Fallafel, nous nous décidons à courir le long des bords de plage. Abdos et pompes au réveil sont évidemment de mise. La tête haute, mais pas les épaules... Quelques schnitzels plus tard nous mettons le cap sur Jérusalem. Ville sainte dans laquelle les tensions inter-religieuses sont à peine palpables tellement mes membres sont anesthésiés suite au jogging... Longues promenades dans les différents quartiers de pierre blanche (arménien, juif, arabe et chrétien) selon le programme établi par notre smooth tour opérator "Sainte Marie Airlines"... dont l'anniversaire est dignement fêté. Et puis ce moment incroyable sur le mont des Oliviers qui surplombe Jérusalem alors que les chants envoûtants portés par le vent depuis un minaret bercent le coucher de soleil doré. L'émotion est forcément accrue puisque je pars à la recherche de la tombe de ma grand-mère entre les pierres d'un cimetierre en ruines.

Inspiré par ce pèlerinage, je me résous à prendre une décision difficile : désormais, ce sera vodka-grapefruit. C'est une soirée spéciale eurovision à l'Evita et les hurlements des chanteuses ouzbèques couvrent nos voix lors de la (les) commande(s). Ceci explique sans doute pourquoi la charmante barwoman tel-avivoise verse du Red Bull dans la vodka. Rappelons que le terme "charmant" a une légère autre signification en Israël, puisqu'il évoque quelqu'un qui ne vous méprise pas de toute son arrogance lorsqu'il vous bouscule ou vous piétine. La rediffusion de Dana Internationale porte un coup fatale à ma tête en proie à une gueule de bois persistante...

Notre visite à Césarée (ville romaine) se termine au commissariat de Hadéra suite au démontage minutieux de la serrure passager de la voiture de location et au vol de deux de nos sacs à dos. L'agent de police finit par m'installer à son bureau pour saisir la déposition en anglais. C'est trop tentant, je me fais plaisir... La route du retour, étrangement semblable au Paris-Dakar, nous mène jusqu'à Yafo (Jaffa) et la terrasse d'un restaurant qui offre un incroyable panorama de Tel Aviv. La fatigue nous gagne et les vacances touchent à leur fin.
Malgré ce chemin de croix bien pénible, nous tentons notre chance au Minerva, à l'Amor Amor qui ne s'appelle plus comme ça mais c'est pas grave, au Lima Lima (là j'ai bien aimé la soul-funk..euh, merci l'ami Guiliguili qui a aidé à prendre "un bol d'air frais")... histoire de prendre du courage pour affronter les checkpoints sur le chemin du retour et la multitude de questions des sympatiques agents de sécurité d'El Al, dont la fusion avec le Mossad paraît imminente...

Merci à Tatora (qui n'a jamais aussi bien porté son nom), Mag, Cricri et P. pour les photos... et ce voyage. Si, si !


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