rumeurs

Vendredi soir.
J'ai évidemment la flemme de sortir aprés la semaine de taff...
On retrouve Mat pour boire un verre, enfin... quelques verres (vodka orange x 4 pour moi).
Je me souviens des 1er décembre il y a environ 10 ans à défiler dans la rue glaciales de Paris à l'occasion de la journée contre le sida. Tout ne change pas pour le mieux à la trentaine...
Et cette campagne de prévention que je trouve assez réussie me rappelle que certaines choses, elles, ne changent pas. J'avais oublié la date. J'avais oublié combien il est nécessaire de rabacher. Je pense à quelques absurdités déjà entendues. Je pense aussi à quelques amis. Rappel à l'ordre, petite claque dans la gueule et auto-flagellation coupable qui se dissipent rapidement entre les vapeurs des vodka-orange qui se suivent (et se ressemblent).
Mag nous rejoint et on cherche un endroit pour diner. On entre finalement dans un resto djeun dans lequel les noms des plats évocateurs et subtils font écho à d'étranges serveurs déguisés en M.Pokora. Pendant leur "show", ils se payent allègrement la gueule des clients. Gestuelles chorégraphiées, chemises ouvertes et nouées, sourires ultrabrite, répartie bitchy ponctuée de petits rires ingénieux. Tout est relativement superficiel et léger, excepté le double cheese que je gobe en un temps record. Digestion.
On tombe le lendemain sur une émission radio dans laquelle un chercheur évoque avec précision des faits sur le sida, des chiffres, des idées reçues et des idées toujours pas reçues. Indigeste.
Le surlendemain, j'ouvre un courrier de Sidaction dans lequel est joint une lettre écrite par une femme séropositive. Elle raconte son parcours, ses difficultés. Je mets quelques minutes avant d'ouvrir le reste du courier.
Message reçu.




BETC EURO RSCG
Cartes postales trouvées à l'étage du bar Oh Fada !

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