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mémoire



Sur le chemin entre deux rendez-vous, je passe par le faubourg Saint Antoine et tombe sur ce panneau. Me voila plongé presque 2 ans en arrière. J'allais pour la première fois dans cet hopital le jour du décès de ma grand-mère maternelle. J'allais dire adieu à notre matriarche, le sommet d'une pyramide familiale effritée, un bout de ma vie sur le point de n'être plus qu'un bout de mon histoire. Seul avec elle dans sa chambre d'hopital, je lui caressais le visage. Pour la dernière fois. Son front déjà glacé ne paraissait pas contredire son expression apparemment apaisée. Sans doute soulagée de beaucoup de souffrance. En tous cas, je préfèrais penser que ce visage exprimait de la sérénité plutôt que du vide. Un vide encore pesant aujourd'hui.

Un peu plus tard cet après-midi, je dois rentrer le numéro d'un nouveau client dans mon portable.
"Carte sim pleine"... Il me faut faire un peu de ménage dans "ma mémoire". Je fais le tour de l'alphabet et supprime des contacts obsolètes. Un ancien client, mon précédent proprio... Mais à la lettre M, il y a une entrée que je ne me sens pas d'effacer... Pas encore. Je me laisse un peu plus de temps.

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teaser



Bande-annonce du fim "Tatora et son secret" en exclusivité !

Cycle tatora story

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les rois du ping




Ca joue vraiment bien en attaque comme en défense. Les sets sont super serrés.
La balle passe le filet des dizaines de fois pendant les échanges.
La guerre des nerfs est déclarée...



moloko - the time is now
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zyban™


C'est forcément un signe...
La veille au soir j'ai jeté un oeil sur le site de Tabac Info Service.
Je clique sur la rubrique "j'hésite à arrêter".
Un premier formulaire propose d'identifier les "cotés positifs du tabac".
Je commence à le remplir. Pas hyper motivé non plus, c'est vrai.
En même temps, je n'ai pas cliqué sur "j'arrête"...
Il faut juste cocher les propositions qui 'correspondent' le mieux'.
Je les coche quasiment toutes. Toutes en fait.
L'étape suivante consiste à se demander lesquelles sont réelles.
Ca se complique, je me sens déjà découragé.
Je sens la pression monter alors je ferme Firefox et allume une clope...

Je crois que ce n'est pas gagné.
Le lendemain matin, je tombe par hasard sur ce bar.
Et puisque je ne peux pas rentrer dans celui-là, je vais dans celui d'en face...
Pfff... ma lutte part en fumée.


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un instant d'eux

Théatre de la colline, ils sont installés juste devant nous.
Je ne sais évidemment rien d'eux.
Ils se parlent tout en chuchotant avant le début de la lecture.
Il passe son bras autour de ses épaules et tous deux rapprochent leurs visages. Tête contre tête.
L'auteur entre sur scène. Ils s'échangent quelques sourires. Ils dégagent une réelle douceur, de la tendresse. Une sorte d'entente, de sérénité.
J'essaie de ne pas partir dans une vision trop idéalisée et fantasmée de leur image et de cette complicité apparente.
Si ça se trouve il a passé la journée avec sa maîtresse. Elle le sait et préfère ne pas en parler.
Il a peut-être une maladie grave. Ils n'en peuvent plus des traitements lourds et de ces séjours à répétition à l'hopital. Elle a peut-être passé sa journée à se plaindre de lui à ses copines du bureau.
Ils se sont peut-être dits les pires horreurs avant de se réconcilier et d'aller au théatre.
Peu importe, à ce moment précis de leur vie, je les trouve beaux.


abra moore - happiness
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lecture d'Angot (2)



Deuxième lecture d'extraits de Rendez-vous à laquelle j'assiste.
Cette fois, Christine (j'peux t'appeller Christine maintenant...?) est sur la scène du Théatre de la Colline, Paris XXème.
Elle commence sur la chapeaux de roue et donne presque l'impression de ne pas prendre de plaisir dans cet exercice en apnée. Petit à petit, elle module sa voix, son rythme et ses gestes selon les passages. C'est une passionnée et sa lecture devient peu à peu envoûtante. Le one woman show d'Angot est à double tranchant. Il oscille entre sècheresse et douceur, entre cynisme et attendrissement, centre ompulsion et nonchalance. A certains moments le public rit. A d'autre, je les ens retournés, émus. Conquis sans doute. Rendez-vous réussi.
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españolas



Le brushing impeccable, ces deux aventurières s'apprêtent à traverser une fois de plus la rue sans regarder. Ce dangereux va-et-vient et leur piaillement en espagnol m'intriguent. A chacun de leurs passages, elles jettent un oeil particulièrement mauvais dans notre direction. Et ça va bientôt faire un quart d'heure que ça dure. Même épuisés après une séance de ping-pong intensif et affalés à la terrasse de notre café, Stef et moi essayons de comprendre ce qu'elles se disent. Je commence à avoir le tournis... Un secret peut-être ? De face, les trop grandes quantités de maquillage auraient pu nous mettre sur la piste d'un réseau de prostitution madrilen expatrié rue Oberkampf. Mais j'ai l'oeil et ne me laisse pas berner. Je reconnais à 15 kilomètres et de dos, l'inimitable démarche d'Eric (à gauche) et le déhanché sans pareil de Tatora.
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rugby experience


Stade français vs. Biarritz



Découverte du Stade de France. Ce soir, j'assiste pour la première fois à un match de rugby...
Je suis plutôt bien entouré, mon père est un ex-joueur et Mag une fan avec la carte de membre et toute sa bande. A l'aller, je ne vois aucun car de c.r.s. et je trouve ça assez sympa.
Il faut avouer que 80.000 personnes c'est assez impressionnant. On m'a bien-sûr répété que le rugby "ça a rien à voir avec le foot !" (comprendre: les supporters de foot sont de gros abrutis analphabètes et violents...)
Me voilà averti, et effectivement, pour ce qui est de l'ambiance pendant le match, je me rends bien compte que c'est extrêmement bon enfant. Tout le monde se tait quand ça joue. Tout le monde applaudit les essais des 2 camps Eh ouais, depuis 24 heures je sais qu'il ne faut pas hurler: "Yesss, y'a but là! '. Et je passe en fait un super bon moment... simplement. Le public est hétérogène et les gens souriants. Pas une seule insulte n'est proférée. Bon, si en fait, des insultes et des sifflements fusent à l'unisson pendant le passage de pubs sur les écrans géants à la mi-temps. Un peu abusé quand même, vu qu'il a à peu près 40 sponsors differents le long des gradins et que les seuls espaces sans inscriptions publicitaires dans le stade sont les dossiers des sièges. Pas besoin de dénoncer le capitalisme et la course à la consommation, le sandwich est à 5 euros, la place à 20. Et puis je ne comprends pas, y'a marqué Orange sur leurs maillots roses...

Tant pis, un match de rugby c'est avant tout une fête. Alors, je participe à ma première ola. Les vagues font plusieurs fois le tour et au bout d'un moment j'ai vraiment l'impression que nous tous ne faisons qu'un... C'est marrant. En revanche, Christophe et Mag ne sont pas trop chauds pour en inverser le sens. Dommage, mais bon, j'ai quand même le droit de garde du drapeau du Stade français à la fin du "spectacle". Un spectacle oui, même carrément un vrai show à l'américaine: Motocross (que j'ai loupé), une chorale gospel qui interprète l'increvable cliché Oh happy day...

Et après le match un feu d'artifice hallucinant. Les pétarades s'enchainent sans répis alors que les baffles hurlent du Johnny Hallyday puis I'm So Excited (version de Geri Haliwell et non celle des Weather Girls...) Mais attention, pas de jugement hâtif, "c'est beaucoup moins beauf qu'au foot ici..." et "les amateurs de rugby sont très souvent des intellectuels tu sais...". Ayant des a priori, je demande à Mag une gorgée sa bière, évidemment dans l'idée d'être un supporter modèle. Et pourtant j'aime franchement pas ça la bière. Acte d'ailleurs totalement inutile: elle est la seule à en boire dans toute notre tribune...
Un amateur de rugby n'est bas un beauf, il me faut intégrer cette donnée. En fait, c'est plutôt moi le beauf plein de préjuges qui ne savait pas m'amuser comme ça jusque là. Je suis un homme nouveau. L'expérience est tout simplement agréable. Mon père est heureux comme un gosse et Mag contente de partager sa passion avec nous tous. Du coup, le rendez-vous est déjà pris pour le prochain match contre Toulouse le 27 janvier 2007: "ah ouais, contre Toulouse, faut pas manquer ça ! Tu vas revenir hein ?!". Bien-sûr.

Ah, j'oubliais... la sortie du stade et le trajet jusqu'au r.e.r. Environ 50.000 personnes sortent en même temps et se dirigent vers la même station. A une vitesse de pointe de 0,00032 km/heure le moment est assez pénible et certaines personnes, probablement des footeux, ne voient pas véritablement d'inconvénient à marcher sur les gens. Mais vu que j'ai passé une bonne soirée, j'en oublie mes névroses d'agoraphobe snob.
C'est en Janvier ?
Je ne pense plus qu'à ça...




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une bonne journée

Un beau coucher de soleil à l'horizon, tout au bout de l'avenue de la République. Je viens de rentrer du taff et vais me chercher des clopes. Je me commande ensuite à dîner chez Holly sushi (california maki & gunkan).
Miam...
La journée a été longue. J'ai enchaîné 8 heures de cours un peu en apnée, mais je sens une vraie satisfaction du travail accompli avec les stagiaires. Certains progressent, d'autres cernent mieux leurs bloquages. Chacun avance à son rythme.
Et j'avance avec eux. Nos rendez-vous entretiennent une sorte de suspense qui laisse du temps pour la reflexion, la digestion. Les routes de leur apprentissage de la langue et de nos rapports franchissent de nouveaux carrefours en douceur. C'est souvent une question de choix. Aujourd'hui, j'ai le sentiment que nous avons plutôt fait les bons... L'horizon a l'air dégagé. Une de mes stagiaires a rêvé en anglais pour la première fois de sa vie. Une autre prend conscience qu'elle pense de moins en moins en français... Il y a des jours comme ça, je trouve mon boulot vraiment stimulant.
Exigeant, fatiguant et presque passionnant.

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lecture d'Angot



Samedi soir, chez "Colette", librarie de la rue rambuteau à Paris. Je traîne un peu les pieds pour sortir mais finalement surmonte ma flemme et accompage P pour rejoindre la bande.
Christine Angot lit un passage de "Rendez-vous", son dernier roman que je n'ai pas lu. Elle raconte une fin de soirée passée avec Eric, un comédien avec qui elle a entamé une relation amoureuse. Une certaine fragilité se mélange à la sècheresse qui se dégage d'elle. Sa voix semble posée et sûre. Le ton avec lequel elle exprime ses doutes et autres "je ne sais pas" répétés oscille entre la gravité et l'humour. Une sorte d'auto-dérision dramatique qui met à nu ses questionnements avec une incroyable fidélité à ce qui semble traverser et torturer son esprit au cours, notamment, de cette scène. La mélodie de sa voix met habilement en scène le rythme de ses "attaques cérébrales". Sa main droite, celle qui ne tient pas le livre, mime, accentue et ponctue ses lignes. Le pied droit appuie sur une pédale de grosse caisse invisible. La lecture de l'auteur et le récit lui-même se répondent, se complètent. Je sens pourtant à la fois de l'enfermement dans ses tourments et du recul face à son histoire. Son personnage, c'est à dire l'auteur, parait parfois désarmé et perdu, mais pas non plus paniqué. Le récit de cet épisode amoureux ne semble pas chercher pas à la mettre particulièrement en valeur, ni à exploser cet Eric. Angot expose, explique, analyse. Elle lui fait part de ses doutes et interrogations. Et l'auditeur est pris à témoin, de l'histoire et de son regard simultanément. Son style particulier consiste à verbaliser en "temps réel" son dialogue intérieur et exprimer finalement ce que beaucoup tairaient. Oui, j'y vois du courage, sans doute parce que j'ai du mal moi même à en faire autant. Non pas que je trouve cela systématiquement passionnant et nécessaire pour l'interlocuteur (lecteur), mais cela réduit grandement les faux-semblants. Les méprises sur soi. Et probablement le mépris de l'autre, le mépris de soi. La démarche pourrait paraître essentiellement égocentrique et compulsive. Mais je vois de l'honnêteté dans ce partage d'intimité. Une recherche d'exactitude dans la description de ses prises de tête. Et ce procédé fonctionne globalement sur moi, plus que le contenu lui-même de ses "bloquages" et l'intrigue de ce passage . Angot parvient à retranscrire, décortiquer et analyser ce qu'elle vit par le biais de cette méchanique récit-regard. Cela me l'a rendue plutôt sympathique parce que ses idées et ses mots laissent aussi de la place pour de la découverte, de l'imagination et de l'identification.
Le livre est à la maison, P l'a terminé en début de semaine. Je crois que je vais le lire.



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boules disco



Nuit blanche dans tout Paris et fin de soirée pour nous tous au Fada, bar gay du marais. Il y a 15 ans cela s'appelait alors le Subway. Je partage avec Mag mon impression de coup de vieux en arrivant. Mais je me sens plutôt serein et plutôt bien dans mes baskets. Trois vodkas orange. La musique n'est pas terrible (dance gay indescriptible avec chanteuse qui hurle sa soulitude) mais l'ambiance du lieu est plutôt cool, détendue. Bon, il y a toujours des mecs qui matent sans scrupules avec une relative insistance (du genre 'je cherche ton regard et ne lâcherai pas tant que tu n'y répondras pas, favorablement si possible...') mais ce n'est pas trop agressif ce soir. Je reconnais toutefois que ça me fait un peu plus chier quand c'est un bogosse qui bloque sur P. mais là je suis vraiment relax. C'est assez rare pour le souligner. Ok, le barman est mignon mais ce n'est pas un raison pour s'énerver. Ok le couple de bears en face de nous ne décroche pas leur regard de notre direction mais ce n'est pas une raison pour s'énerver. Ok P sourit à pleine dents quand quelqu'un lui parle, etc... Je reste à la "périphérie" et en souris (merci la psy). Puis P. m'enlace, m'embrasse. Tato et Cath font les cons et ça me fait rire. Mag croise un ancien-ami-traître... Tato se relooke en taille basse + caleçon calvin apparent + t-shirt noué au-dessus du nombril. Il se fait draguer par un gars en marcel blanc tout-sourire (peut-être légèrement éméché)... Une dernière tournée et on sort du bar. Ils veulent aller boire un autre verre au Duplex et P. me propose donc d'aller avec eux. Mais j'ai plutôt envie de rentrer. Je lui dit qu'il peut y aller s'il a envie et que je peux rentrer seul. Il est d'accord pour rentrer puis se ravise et exprime à nouveau son envie. Son envie que ce moment ne s'arrête pas. Moi toujours pas. En une fraction de seconde la soirée a basculé dans du crispage. On rentre sans se parler. Il fait un pas vers moi. Je fais la gueule et me réfugie dans l'écriture de ce post, écoute Roads de Portishead et vais me coucher, pas serein, pas bien dans mes baskets et tout seul.
Pas très disco...
Les boules.




portishead - roads
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halte


Petite halte (10 minutes) au petit lac du bois de Vincennes pour manger mon sandwich avant les cours.
C'est con mais ça fait du bien de voir des arbres et des canards avant de se taper certains humains.


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top spin 2



Je reconnais parfaitement le son des frappes de balles depuis le pas de sa porte.
Steph est en pleine partie (sur xbox live) quand j'arrive chez lui.
C'est assez impressionnant: les sensations de jeu paraissent décuplées sur cet énorme écran plasma, même sans la manette entre les mains...
Et ça ne rigole pas, il est tout de même 30ème mondial !
Je le laisse se concentrer et le regarde finir sa partie. Je suis autant impressionné par la qualité de son écran que par la qualité de son jeu. Sobre et efficace. Je prends des notes...


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titi in paris : playlist




jeff buckley - we all fall in love ...................... in worried faces





positive force - we got the funk ..................... in simple & funky





tori amos - wrapped around your finger ........... in entre nos mains





thomas dybdahl - a lovestory ......................... in mouvance





angela mccluskey - don't explain .................... in epilogue





chet baker - someone to watch over me ............in merci





sam sparro - black & gold (titiparis remix) ......... in cruel summer (part II)





jose gonzales - heartbeats .............................. in proverbiage






angie stone - wish i didn't miss you ................... in double cone





first choice - love and happiness ........................ in how can i ?





george michael - precious box ........................... in l'ombre





john legend - let's get lifted ............................... in oh happy day !





prince - sometimes it snows in april .................... in en avril





basement jaxx - red alert ................................... in red alert





lisa barel - faux-semblants ................................... in l'insolence de l'age





ella & louis - cheek to cheek ................................ in heaven





alpha - firefly ...................................................... in vagues





kate bush - nocturn ............................................. in wishes





roisin murphy - overpowered (seamus haji remix) .. in trop wow





alanis morissette - uninvited (freemasons remix) ... in syntax fatal error





madonna - erotica (you thrill me) ........................... in au verre





ltj bukem - music ................................................. in ballades





minnie riperton - inside me ................................... in jeux de mains





thomas dybdahl - stay home ................................... in stay home





thomas dybdahl - still my body aches ........................ in l'horizon du vide





grand national - peanut dreams ................................ in flash





leroi - hold on .......................................................... in finir en beauté





leroi - run ................................................................ in abre los ojos






meshell ndegeocello - bitter ..................................... in bitterly





billie holiday - i'm a fool to want you ........................... in ladie billie





portishead - roads ..................................................... in boules disco





abra moore - happiness roads ..................................... in un instant d'eux





moloko - the time is now ............................................. in les rois du ping





molly johnson - melody .............................................. in Melodie L





elton john - sixty years on ........................................... in sixty years on
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