flash




Un blog un peu délaissé ces dernières semaines.
Et beaucoup d'heures à tenter de terminer une animation flash.
Pas complètement satisfait...
A l'image un peu de l'alimentation de ce blog. J'ai souvent des doutes quant à son contenu même (et mon alimentation en général par la même occasion).
La fenêtre d'expression est bien nette et lisse puisque l'habile CSA (comité subconscient d'autocensure) ne me laisse pas une grande marge de manoeuvre.
Je me dis que c'est sans doute dommage. Que je passe à côté de l'expérience prometteuse d'écrire et non de me contenter de rédiger... Et masqué, l'usurpateur lisse et bienveillant bidouille, de peur d'être vu et de se voir. J'applique méthodiquement, filtre après filtre. Masque après masque.
Le début du confort ? ... pas vraiment.
Mais si il y a trop à perdre ? La soumission au regard des autres m'effraie et m'écrase.
Je pourrais laisser une vraie fenêtre au blogger que je fantasme. Mais je ne résiste pas à la tentation du contrôle et m'imagine qu'il en sortira sublimé. Le temps et les claques se perdent...
Je m'acharne à animer la forme quand je le touche le fond. Je pleure pour dire que je ressens. Je donne pour exiger ensuite. Et la fatigue fait place aux peurs.

La peur de perdre l'aimé. Peur d'être seul, de vieillir. D'être vieux et seul pour mourir. Peur du temps qui me glisse entre les touches. Peur de cet adulte qui tuerait l'enfant. Celui qui veut faire plaisir pour être aimé en retour. Peur de n'être pas aimable je compense en étant l'aimant. Je me projette au centre par peur de devoir circuler libre à la périphérie. Peur de ne plus être le repère. Son re-père. Le mien. Peur de me perdre dans ce que je ne connais pas. Peur d'écrire ma vraie histoire, ma version. Plutôt raconter des histoires alors... puisqu'il faudra bien conclure à un moment ou à un autre.
Peanut dreams... Ce n'était qu'un flash.




grand national - peanut dreams

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