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flash




Un blog un peu délaissé ces dernières semaines.
Et beaucoup d'heures à tenter de terminer une animation flash.
Pas complètement satisfait...
A l'image un peu de l'alimentation de ce blog. J'ai souvent des doutes quant à son contenu même (et mon alimentation en général par la même occasion).
La fenêtre d'expression est bien nette et lisse puisque l'habile CSA (comité subconscient d'autocensure) ne me laisse pas une grande marge de manoeuvre.
Je me dis que c'est sans doute dommage. Que je passe à côté de l'expérience prometteuse d'écrire et non de me contenter de rédiger... Et masqué, l'usurpateur lisse et bienveillant bidouille, de peur d'être vu et de se voir. J'applique méthodiquement, filtre après filtre. Masque après masque.
Le début du confort ? ... pas vraiment.
Mais si il y a trop à perdre ? La soumission au regard des autres m'effraie et m'écrase.
Je pourrais laisser une vraie fenêtre au blogger que je fantasme. Mais je ne résiste pas à la tentation du contrôle et m'imagine qu'il en sortira sublimé. Le temps et les claques se perdent...
Je m'acharne à animer la forme quand je le touche le fond. Je pleure pour dire que je ressens. Je donne pour exiger ensuite. Et la fatigue fait place aux peurs.

La peur de perdre l'aimé. Peur d'être seul, de vieillir. D'être vieux et seul pour mourir. Peur du temps qui me glisse entre les touches. Peur de cet adulte qui tuerait l'enfant. Celui qui veut faire plaisir pour être aimé en retour. Peur de n'être pas aimable je compense en étant l'aimant. Je me projette au centre par peur de devoir circuler libre à la périphérie. Peur de ne plus être le repère. Son re-père. Le mien. Peur de me perdre dans ce que je ne connais pas. Peur d'écrire ma vraie histoire, ma version. Plutôt raconter des histoires alors... puisqu'il faudra bien conclure à un moment ou à un autre.
Peanut dreams... Ce n'était qu'un flash.




grand national - peanut dreams
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titi in paris (flash)

Ça y est : l'animation flash de titi in paris enfin terminée...




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lisboa







Enfin, les vacances. Une petite semaine à Lisbonne que je découvre.
Pour
P. c'est la troisième fois.
C'est trop court mais cette coupure tombe bien.
Son 1er contrat tombe la veille de notre départ... branle-bas de combat.
Il négocie de bosser à distance. Ouf.
Je mets bien 3/4 jours à me déconnecter de Paris et du taff.
Il fait beau, la rues escarpées sont bourrées de charme, l'air marin permet de supporter la chaleur...
Une française hystérique exilée à Lisbonne nous colle un peu aux basques.
On la croise un matin au café internet dans lequel
P. récupère ses mails.
sabrina: Eh salut ça va ? je peux m'assoir à côté de toi pendant que tu prends ton café ?
titi: euh... ouais si tu veux, mais je ne suis pas très loquace au réveil...
sabrina: Bah attends, c'est pas grave, je parlerai pour deux !
Claquements de doigts et secouage compulsif de tête (à la chevelure péroxydée naturellement au soleil) sont de mise...




Place Rossio, Lisbonne. Septembre 2006.

cliquer sur l'image pour faire défiler le panorama...

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farewell

C'était vraiment triste ce dernier match d'Agassi.
Un sacré champion, vainqueur de 60 titres dont 8 Grands Chelems. Mon joueur préféré, mon chouchou. 20 ans de carriere. 20 annees de sa vie. 20 ans de la mienne...
Pour son dernier Us Open, il atteint un petit 3ème tour et puis s'en va. Il va falloir se faire à l'idée que c'était le dernier. Dernière poignée de main. Vingt ans que je le suis tournoi après tournoi. Je sens déjà qu'il va me manquer: ses coups de génie tellement improbables, le voir revenir de nulle part dans un match très mal engagé, organiser le ballet de ramasseurs de balles, secouer sa tête après une grosse faute comme un petit chien en peluche installé sur la plage arrière d'une voiture. Et puis, le voir effectuer son rituel d'après-match pour saluer et envoyer ses baisers aux quatre côtés du court...
Après sa défaite contre B.Becker (Benjamin de son prénom...) Andre salua la foule comme à son habitude. Puis, il retourna sur sa chaise et éclata en sanglots. Bouleversé et d'une voix tremblante, il s'adressa une dernière fois au public : "Au cours de ces 21 annés, je vous ai trouvés et vous m'avez tiré vers le haut que ce soit sur un court ou dans la vie. Vous m'avez aidé à atteindre mes rêves. Je me souviendrai de vous toute ma vie..."
Alors, j'ai écrasé une larme.
Moi aussi je me souviendrai de toi Andre...
Non, en fait... j'ai pleuré à grandes eaux.



Adieux sur le Center Court de Wimbledon
(Juillet 2006)
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